Ces dernières semaines, de nombreuses familles ont trouvé refuge à Akobo pour fuir les affrontements dans les régions voisines. La ville accueille désormais plus de 17 000 personnes déplacées, venues s’ajouter à une population déjà vulnérable. Mais la situation s’est aggravée après des ordres d’évacuation et l’augmentation des tensions armées dans la zone.
Les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) ont été contraintes de quitter la ville. Peu après leur départ, l’hôpital soutenu par l’organisation et la pharmacie ont été pillés, entraînant la perte de médicaments et de matériel médical. Les services de santé pour la population locale et les personnes déplacées sont désormais interrompus.
La violence continue de s’intensifier dans l’État de Jonglei, où des combats et des frappes aériennes ont été signalés dans plusieurs localités. Depuis l’escalade récente du conflit, près de 280 000 personnes ont été déplacées, dont environ 80 000 dans la région d’Akobo.
Face à cette situation, MSF appelle toutes les parties au conflit à protéger les civils, les structures de santé et le personnel médical, et à garantir un accès sûr à l’aide humanitaire. Les hôpitaux doivent rester des lieux sûrs où les personnes peuvent recevoir des soins vitaux.
Pour de nombreuses familles déjà déplacées à plusieurs reprises, l’avenir reste très incertain. Sans accès aux soins, à l’eau potable et à l’aide humanitaire, la situation pourrait rapidement se détériorer pour les populations les plus vulnérables
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