C’est ce que met en lumière l’étude « Insuring Disaster 2026 » réalisée par l’ONG ShareAction avec le soutien du WWF. Celle-ci a évalué 30 des plus grands assureurs dommages au monde ainsi que 10 agents gestionnaires de Lloyd’s, en analysant leurs engagements en matière de climat, de biodiversité, de responsabilité sociale et de gouvernance.
Les résultats sont alarmants puisqu’aucune entreprise n’obtient la meilleure note (A). La majorité des assureurs se retrouvent même en bas du classement, avec des notes allant de D à F. Pour décrocher un A, il faudrait répondre à au moins 14 des 20 critères évalués et, à l’heure actuelle, aucun assureur n’y parvient.
Pourquoi ces résultats sont-ils si préoccupants ?
Les assureurs suisses ne font malheureusement pas exception. Malgré leur influence sur le marché mondial, leurs notes s’échelonnent elles aussi de C à F. Tout n’est cependant pas négatif. Certains acteurs montrent qu’il est possible d’agir. Swiss Re, par exemple, a renforcé ses exigences dans plusieurs secteurs à risque en s’appuyant sur des certifications de durabilité et en excluant certains projets présentant un risque de déforestation. De son côté, Chubb refuse systématiquement d’assurer des projets pétroliers et gaziers situés dans de nombreuses zones protégées.
En résumé, le message est clair : le secteur de l’assurance a un pouvoir considérable. En choisissant les activités qu’il assure, ou non, il peut accélérer la transition vers une économie plus durable ou, au contraire, continuer à soutenir des projets qui aggravent la crise climatique et la perte de biodiversité.
En Suisse, une dynamique est déjà en marche avec l’initiative sur la place financière, qui propose notamment d’empêcher les activités les plus nuisibles au climat d’être financées ou assurées. Une piste concrète pour aligner davantage le secteur financier avec les objectifs climatiques.
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