Cancer chez l’enfant : ces recherches qui pourraient tout changer

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Le 15 février dernier se tenait la Journée internationale du cancer de l’enfant. Une date essentielle pour rappeler une réalité qui touche encore trop de familles, sensibiliser au cancer pédiatrique et soutenir les enfants malades ainsi que leurs proches.

Malgré les avancées médicales et les nombreuses recherches menées aujourd’hui, le cancer chez l’enfant reste un enjeu majeur dans le domaine de la santé. Et lorsqu’on évoque le cancer pédiatrique, il est impossible de ne pas parler du sarcome.

Mais qu’est-ce qu’un sarcome ?

Le sarcome est une forme de cancer rare, agressive et complexe, qui touche majoritairement les enfants. Il peut se développer dans les muscles, les os, les vaisseaux sanguins, le cartilage ou encore la graisse. Concrètement, ce sont les cellules de ces tissus qui, lors de leur division, peuvent donner naissance à un sarcome. Cette « division » est particulièrement active pendant les phases de croissance, ce qui explique pourquoi les enfants sont les plus concernés. Ce type de cancer représente d’ailleurs pas moins de 20 % de toutes les tumeurs malignes solides chez l’enfant. Il est d’autant plus difficile à détecter que la tumeur est souvent « profondément enfouie dans les tissus » et qu’elle peut se propager facilement à d’autres organes par le sang.

Bien qu’il existe de nombreuses possibilités de traitement, celles-ci ne suffisent souvent pas face à l’agressivité du sarcome. Les récidives restent nombreuses et les effets secondaires encore trop importants. C’est dans cette optique que deux chercheuses du CHUV, le Dr Antonia Digklia et le Dr Melita Irving, travaillent au développement d’une nouvelle forme d’immunothérapie, plus ciblée et mieux tolérée. À travers ces recherches, leur objectif est de mettre au point un traitement capable de modifier génétiquement certaines cellules afin de les rendre plus performantes dans l’identification et la destruction des cellules cancéreuses. Ce rôle clé est assuré par les cellules T, des cellules essentielles au bon fonctionnement de notre système immunitaire.

L’enjeu est également de permettre aux cellules T d’agir de manière prolongée contre la tumeur. Toute la difficulté réside donc dans un équilibre subtil entre efficacité, sécurité et durée, tout en réduisant au maximum les effets secondaires afin de permettre aux jeunes patients de mener une vie aussi normale que possible.

 

Pour en savoir un peu plus sur ces recherches, l’article complet est disponible ici.